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Le nouveau Marine Bin installé avec Ogyre collecte les déchets flottants directement dans les eaux de la Base Luna Rossa à Cagliari.
Aperçu
Chez Ogyre, nous rencontrons les déchets marins dans des contextes très différents : en mer, grâce au travail des pêcheurs qui collectent les déchets au cours de leurs activités quotidiennes, et le long des zones côtières, où les communautés locales interceptent les déchets avant qu’ils n’atteignent la mer.
Depuis 2022, Luna Rossa soutient ces activités en Italie, au Brésil, en Indonésie et au Sénégal. La collaboration a débuté avec un engagement sur trois ans visant à collecter 28 000 kg de déchets marins, avant de s’élargir de manière significative. D’ici 2027, Luna Rossa soutiendra la collecte de 280 000 kg supplémentaires — soit dix fois l’engagement initial — pour atteindre un total de 308 000 kg de déchets marins collectés en cinq ans.
L’installation du Marine Bin à Cagliari ajoute à cet engagement une action locale, continue et ancrée dans le lieu où l’équipe vit chaque jour sa relation avec la mer.
Une solution locale pour un défi quotidien
La base Luna Rossa de Cagliari n’est pas seulement une structure opérationnelle. C’est le lieu où les athlètes s’entraînent et où les bateaux sont préparés : le rapport à la mer fait partie du travail quotidien. Pour une équipe de voile, la qualité de l’eau n’est pas un concept abstrait. Elle s’observe depuis le ponton, se traverse pendant les entraînements et se lit dans les petits changements de chaque jour.
L’installation du Marine Bin dans la Base Luna Rossa de Cagliari s’inscrit dans un engagement plus large visant à soutenir les activités de collecte des déchets marins et côtiers déjà actives en Italie, au Brésil, en Indonésie et au Sénégal, en apportant une action continue et locale directement dans les eaux fréquentées chaque jour par l’équipe.
L’idée est née lors d’un brainstorming entre Ogyre et Luna Rossa. D’un côté, l’engagement dans la collecte des déchets marins était déjà actif grâce à la flotte Ogyre opérant dans différentes régions du monde. De l’autre, il existait une ambition locale : intervenir directement au sein de la base de Cagliari, dans les mêmes eaux où Luna Rossa s’entraîne.
Dans ce contexte, le Marine Bin a été identifié comme une solution capable d’agir plus en amont du problème de la pollution marine, lorsque les déchets flottants sont encore suffisamment concentrés pour être interceptés efficacement avant de se disperser en pleine mer.
Comment fonctionne le Marine Bin
Le Marine Bin fonctionne 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, à la surface de l’eau, là où les déchets flottants sont encore visibles et plus faciles à intercepter. Installé le long du ponton, il génère un léger courant qui attire les matériaux flottants, tout en maintenant un large passage pour les corps solides et en permettant au plancton et à la faune marine de circuler sans être endommagés.
Une fois entrée dans le système, l’eau passe à travers un panier qui retient les déchets flottants visibles, comme les fragments de plastique, les résidus d’emballages et d’autres matériaux présents en surface. Le filtre est également capable de retenir les microplastiques jusqu’à 2 mm, en interceptant les particules plus petites avant qu’elles ne se dispersent davantage dans l’environnement marin.
Le Marine Bin comprend aussi une éponge réutilisable, conçue pour absorber les huiles et les hydrocarbures présents dans l’eau. Cette fonctionnalité ajoute une seconde action au système : non seulement collecter les déchets solides flottants, mais aussi contribuer à réduire la contamination causée par les résidus huileux.
Les déchets collectés restent à l’intérieur d’un système amovible, qui permet de suivre régulièrement les types de matériaux interceptés, la fréquence à laquelle ils s’accumulent et les conditions environnementales dans lesquelles ils apparaissent.
Conclusion
Le Marine Bin installé dans la Base Luna Rossa de Cagliari montre que le nettoyage des mers peut agir à différentes échelles. Si les engagements de collecte à grande échelle restent essentiels là où la pollution est déjà dispersée en mer et le long des côtes, l’interception locale est tout aussi importante là où les déchets peuvent encore être capturés avant de se disperser davantage dans l’environnement marin.
Dans ce cas, une base de voile devient une partie intégrante de la chaîne de protection de la mer. Le ponton n’est pas seulement un point de départ pour les entraînements : il devient un point fixe où les déchets flottants sont retirés, observés et gérés.
La pollution marine se construit par répétition : un objet abandonné, un courant qui le transporte, un fragment qui se fragmente. La réponse, elle aussi, a besoin de répétition : un Marine Bin fonctionne parce qu’il transforme la protection en un mécanisme quotidien, là où les personnes rencontrent la mer chaque jour.
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